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Le Mai 68 des journalistes et techniciens de l’ORTF

Marcel Trillat nous fait revivre avec des détails parfois inattendus la grève des personnels de l’ORTF. Le lendemain du mouvement et de la victoire des gaullistes aux élections législatives, il est interdit d’antenne comme plus de cent de ses collègues statutaires licenciés et une « liste noire » de pigistes dont il fait partie. 

Mais il n’est pas homme à se décourager ni à se laisser intimider, en 1979 il crée à la demande de la CGT une radio libre, ou plutôt une radio de lutte, pour accompagner la lutte des sidérurgistes : « Radio Lorraine cœur d’acier ». Une expérience fabuleuse et douloureuse aussi dont il parle avec émotion.

Des convictions intactes, une démarche profondément humaniste, Marcel Trillat nous réserve des surprises. En pleine période de sidération devant les ravages de la politique d’Emmanuel Macron, il veut réaliser un film résolument optimiste en donnant à voir celles et ceux qui loin de se résigner se rebellent et s’engagent dans de multiples actions. « La France de Macron ce n’est pas la France », dit-il en substance et il veut montrer cette autre France qui résiste et nous fait espérer.
Pour nous en convaincre il conclut l’entretien en jouant « Le temps des cerises » à l’harmonica…


Pascal Santoni

Extraits des propos de Marcel Trillat


« Mai 68 c’était merveilleux, tout le monde parlait avec tout le monde… »
« Il n’y a pas démocratie possible sans des médias libres »
« J’ai toujours considérer que le métier de journaliste consistait à « emmerder » les puissants et à aider les citoyens à faire leur métier de citoyens, en leur donnant les informations nécessaires. »
« Macron ? On l’aura oublié dans 10 ans. Il faut l’empêcher de faire ce qu’il fait mais bien voir que partout il y a des gens qui résistent. Je veux donner envie aux citoyens de faire comme eux… »
« La France c’est autre chose et j’ai envie de montrer que la France c’est autre chose. »
« J’ai envie de faire un film optimiste. Il n’y a pas de fatalité à ce que nous vivons. »

Filmographie

• 1966 : Une petite fille de sept ans (réalisé avec Paul Renty, reportage, noir et blanc, 15 min - ORTF)
• 1967 : Ce Jour-là (réalisé avec Paul Seban et Jacques Krier, reportage, noir et blanc 27 min - Dynadia)
• 1967 : 1er mai à Saint-Nazaire (reportage, noir et blanc, 30 min - ORTF, réalisé avec Hubert Knapp)
• 1970 : Étranges étrangers (documentaire, couleur, 60 min - CREPAC/Scopcolor, réalisé avec Frédéric Variot)
• 1975-1977 : Guerre du peuple en Angola (réalisé avec Bruno Muel et Antoine Bonfanti, documentaire de 16 min 45 s) et A Luta continua (réalisé avec Bruno Muel et Antoine Bonfanti, documentaire de 16 min 15 s)
• 1988 : Les Enfants de la dalle (documentaire, 52 min - Envoyé spécial)
• 1994-1995 : Travailleurs fantômes (documentaire, 52 min - Envoyé spécial)
• 2002 : 300 jours de colère (documentaire, couleur, 92 min - VLR productions)
• 2002 : Les Prolos (avec la collaboration de Maurice Failevic pour le scénario, documentaire, 92 min - VLR productions/France 2)
• 2005 : Femmes précaires (documentaire, 81 min - VLR productions)
• 2007 : Silence dans la vallée (documentaire, 85 min - VLR Productions)
• 2011 : L'Atlantide, une histoire du communisme, réalisé avec Maurice Failevic
• 2013 : Des étrangers dans la ville (documentaire de 81 min - VLR productions)


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