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Urgences. Pronostic vital engagé

La survie de l'humanité est en jeu ; il y a urgence à prendre des mesures radicales afin d'endiguer les dérèglements climatiques. Certains pensent même qu'il est déjà trop tard. La planète vit à crédit. Notre société aussi.

Il est vital de satisfaire les revendications des salariés et des retraités, exprimées à grands coups de colère, sous peine de voir se déliter l'organisation sociale et républicaine de notre pays et asservir toujours plus de monde aux puissances de l'argent.

Les retraités sont une cible privilégiée, car ils sont les témoins vivants de notre histoire sociale. Les luttes menées contre le patronat ont permis d'imposer des lois sociales qui régissent la France d'aujourd'hui. Dans l'histoire de l'humanité, les seniors, comme on les appelle, sont les premières générations à pouvoir bénéficier d'une couverture maladie tout au long de leur vie, d'une pension calculée sur la base de la répartition, d'une réversion en cas de décès du conjoint et du droit à partir en retraite à un âge défini par la loi. Ces avancées, contenues en partie dans le programme du Conseil national de la Résistance, ont été déterminantes dans l'évolution de l'espérance de vie. Il n'est maintenant pas rare de voir se côtoyer 3 ou 4 générations. Les retraités devraient pouvoir bénéficier de leur repos bien mérité, de leur famille et de leur beau pays, encore faut-il qu'ils puissent en avoir les moyens.

Permis d’exploiter donné au patronat

Ce sont tous ces droits qui sont remis en cause régulièrement et particulièrement aujourd'hui par le gouvernement Macron qui veut « transformer » ces lois progressistes, en « permis de pouvoir exploiter » sans limite, donné au patronat. C'est comme s'il voulait « effacer l'histoire ». Le raisonnement s'appuie sur le dogme de la croissance, mesuré par le PIB*. Ce taux, considéré comme un baromètre universel, est censé mener le monde. Mais à qui est-il utile ? Peut-il y avoir une croissance propre ?

Le but du capitalisme est de produire toujours plus de valeur. Cette croissance permanente de la production de richesses se heurte à l'épuisement des ressources naturelles de la planète. Elle augmente la pollution, les atteintes à l'environnement, l'extension des villes, tout en engendrant des inégalités sociales.

La « croissance » semble un mot positif. Il évoque l'évolution de l'enfant devenant un adulte, la réussite des semailles et une promesse de bonnes récoltes. Mais lorsqu'on parle d'économie, il représente la surexploitation des hommes, le travail des enfants dans les pays les plus pauvres, le pillage des énergies fossiles, l'agroalimentaire ne respectant ni les animaux ni les consommateurs. Les matières premières qui font trois fois le tour de la Terre pour être vendues quelques centimes de plus. Les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres sont de plus en plus nombreux.

L’humain d’abord

Cette croissance n'apporte donc pas le bien-être au plus grand nombre, ne mesure pas le progrès, la qualité de vie et le bonheur. Alors pourquoi, en son nom, devrait-on travailler plus et plus longtemps, gagner moins, être moins soigné, moins éduqué, ne plus partir en vacances ? Sauf à conforter les richesses des plus riches ! La solution, serait-elle la décroissance ?

Un tel modèle de société ne serait ni souhaitable, ni faisable, ni soutenable. Nous ne pourrions pas tirer un trait sur nos avancées technologiques, nos conditions de santé, l'électricité, internet, l'informatique, nos moyens de transports, nos loisirs etc.

Depuis que l'homme est sur Terre, toute son énergie a été utilisée pour répondre à ses besoins de confort, de sécurité, de paix et de liberté, pour lui et sa famille. C'est sur ces valeurs qu'il faut orienter la société de demain. Le slogan « l'homme doit être au centre » peut paraître simpliste mais il résume bien l'avenir de l'homme sur Terre. En 2050, nous serons plus de 9 milliards, les ressources en eau seront-elles partagées équitablement ? Les matières premières et les terres feront-elles l'objet de conflits armés ? Toutes ces questions ne peuvent se résoudre sans équité sociale et sans remettre en cause la répartition des richesses produites.

Pouvoir d’achat et pouvoir vivre

L'augmentation significative des pensions, des salaires et des prestations sociales, représente la première mesure radicale indispensable. Elle permettrait à plus de la moitié de la population de vivre au lieu de survivre. Elle ne nuirait aucunement à l'économie des grands groupes mondiaux qui cumulent des profits colossaux gelés dans des paradis fiscaux, contrairement à ce qu’ils disent. Il suffit de prendre l'argent dans les poches de ceux qui en ont plus que trop.

L'OIT, qui fête ses cent ans cette année, alerte sur la faiblesse de l'évolution des salaires depuis 10 ans et sur les inégalités croissantes dans le monde du travail. « Ces problèmes menacent de saper la confiance dans les institutions démocratiques. La hausse de l'insécurité et l'incertitude alimentent l'isolationnisme et le populisme », déclare l’organisation.

Il y a urgence à choisir entre les actionnaires et les salariés, la paix dans le monde et la sécurité des hommes en dépendent.

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