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Spectacles. Faire face au marasme

Avec la fermeture des salles de spectacles et l'annulation des festivals, le monde de la culture lance un cri d'alarme pour assurer la survie d'un des secteurs les plus touchés par la crise sanitaire.

« Les grands festivals et événements avec un public nombreux ne pourront se tenir au moins jusqu’à mi-juillet. » Lundi 13 avril, le président de la République a tranché et les annulations ont suivi : Festival d'Avignon, Eurockéennes de Belfort, Francopholies de La Rochelle...
Dans Le Monde du 15 avril, l'universitaire Emmanuel Négrier, spécialiste des festivals en France, estimait que sur les 6 000 festivals répertoriés en France, « bien plus de la moitié était programmée entre le 16 mars et fin août ». Il déclarait : « ce coup d’arrêt risque d’avoir une incidence durable. C’est un secteur mixte (privé-public) et la plupart des festivals, même les plus réputés, ont une rentabilité faible ou nulle ».

Un séisme d’ampleur

S'il est difficile de connaître l'ampleur du séisme, une première analyse prévisionnelle sur l’impact du Covid-19 (du 1ermars jusqu’à la fin mai), commandée par le Prodiss, le syndicat national du spectacle musical et de variété, donne une idée de l'hécatombe. L'étude chiffre déjà à 477millions d’euros le manque à gagner lié uniquement à l’arrêt des concerts et des premiers festivals de musique de la saison. Au total, 37 900 personnes seront affectées directement par ces premières annulations de concerts.

Si dans la matinale spéciale de France Bleu Vaucluse, le 21 avril, Paul Rondin, le directeur administratif du « In » du Festival d'Avignon a annoncé une semaine d'art à la Toussaint, Pierre Beffeyte, le directeur du « Off », soulignait la catastrophe pour les compagnies. « Non seulement elles ne pourront pas jouer, donc cela a un impact sur l’emploi des artistes. Mais il faut savoir qu'une grande partie des tournées en France sont organisées à partir du Festival d’Avignon. Donc cela veut dire que ces structures ne pourront pas jouer, mais ne pourront pas non plus diffuser leurs spectacles l’année prochaine. »

Protéger les précaires

L'inquiétude est à son comble notamment chez les intermittents du spectacle, devant justifier de 507 heures de travail sur 12 mois. Pour l'heure, un décret du 14 avril se cantonne à neutraliser la période de confinement dans le calcul des droits. Pour Denis Gravouil, secrétaire général de la Cgt Spectacle, ça ne suffit pas. « Ce n’est que retarder un problème qui va s’inscrire sur la durée ».

Dans un communiqué, la Fédération alerte : « Nos secteurs connaissent un arrêt quasi total, les annulations de festival en cascade jusqu’à l’automne font craindre une année sinistrée et même la disparition de nos activités ». Elle demande que les droits de tous les artistes et techniciens soient prolongés d'une année au-delà des mois où toute activité aura été impossible. Affaire à suivre donc.

Amélie Meffre

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