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Le vent, le soleil et l’eau

La gestion de la production électrique par les éoliennes et les panneaux solaires sera difficile en France, sans un nombre suffisant de barrages hydrauliques.

On parle beaucoup de la place des énergies renouvelables dans notre production électrique des prochaines décennies pour réduire sensiblement nos émissions de gaz à effet de serre. La loi sur la transition énergétique de Ségolène Royal fixe comme objectif de porter à 40% la part des énergies renouvelables dans notre production électrique d’ici 2030. Cette part était de 17,6% en 2014, les deux tiers provenant du secteur hydraulique, moins du cinquième des éoliennes, le dixième des panneaux photovoltaïques et le reste d’autres sources dont la méthanisation des effluents d’élevage.

Alors que les centrales nucléaires produisaient 75% de notre électricité et que la part du gaz, du charbon et du fioul était inférieure à 8%. Il faudrait donc beaucoup d’éoliennes et de panneaux solaires pour atteindre les 40% ambitionnés. Ces deux sources étant intermittentes, car tributaires du vent et du soleil, leur développement ne peut se faire sans le déploiement conjoint de la production hydraulique.

Quand le vent manque

 

En région Centre, quand les éoliennes manquent de vent, le barrage d’Eguzon prend le relais sans combustion d’énergie fossile. Plus nous aurons d’éoliennes et de panneaux solaires en France, plus nous aurons besoin de barrages sur les cours d’eau et de turbines au large de nos côtes. À l’intérieur des terres, cela implique de noyer quelques vallées encaissées, là où l’agriculture a délaissé les prairies. Ces barrages peuvent aussi écrêter les crues que le réchauffement de la planète rendra plus fréquentes. Ces nouveaux lacs favoriseront l‘élevage de poissons d’eau douce, la pêche de loisir, la création de bases d’activités nautiques en milieu rural.

Un aménagement intelligent du territoire

Gérer la nature de manière intelligente ne veut pas dire tout laisser en l’état. Lutter contre toutes les conséquences du réchauffement climatique nécessitera un aménagement intelligent de tout le territoire dans les prochaines décennies avec des réserves en eau suffisantes pour réduire les conséquences néfastes des sécheresses. Ayant décidé de sortir du nucléaire, l’Allemagne remplace désormais cette énergie sans CO2 par le charbon et le lignite. Elle développe aussi la méthanisation à coup d’injection de maïs ensilage dans les fosses à lisier, aggravant encore le bilan carbone de la production électrique. La France doit absolument éviter ce piège.

Gérard le Puill - Vie Nouvelle
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