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Quatre nouveaux forums pour le 11e congrès de l'UCR

Après Toulouse, quatre nouveaux forums des retraités-CGT ont donné lieu à des discussions nourries. Les qualificatifs communs à ces débats préparatoires au congrès ont été richesse, lucidité, revendicatif…Les journalistes de Vie nouvelle nous en parlent.


LILLE : « Passer d’un syndicalisme de tradition à un syndicalisme d’utilité. »

140 participants sont venus des 8 départements des Hauts-de-France. Difficile de rendre compte dans le détail de la qualité et de la richesse des échanges de la journée.La place des retraités dans la Cgta été largement abordée au travers de la continuité syndicale, de l’utilité du syndicalisme retraités et des formes de son organisation.

Plusieurs préoccupationsont été évoquées : Comment être plus attractifs pour les quelque 45 000 futurs retraitéssyndiquéset les 12 000 retraités toujours syndiqués dans des syndicats de salariés ? Pourquoi et commentrecentrer l’activité syndicale d’abord sur les lieux où vivent les retraités ?À quoi sert le syndicat aujourd’hui ?
« À la retraite, on n’a plus de patrons, mais les patrons, eux, s’occupent des retraites » a résumé un syndiqué, soulignant la nécessité de poursuivre les luttes à la retraite « sans mettre en opposition les champsprofessionnel et territorial, mais en recherchant d’avantage les convergences revendicatives entre actifs et retraités.»

« Il faut d’abord organiser les retraités là où ils sont et non en fonction d’où ils viennent » a utilement précisé une syndiquée du bassin de Sallaumines, très occupée à recenser les syndiqués isolés pour leur montrer l’utilité du syndicat, non seulement sur les questions du pouvoir d’achat, mais aussi sur celles des loisirs avec LSR ou de la consommation avec Indecosa-CGT. En d’autres termes, comment passer d’un syndicalisme de tradition à un syndicalisme d’utilité ?

La question de l’articulation de la place des retraités dans la Cgt avec celle des retraités dans la société et du rôle socio-économique qu’ils y occupent a également fait partie de la discussion.
Un échange franc, interactif et lucide qui n’a éludé ni les difficultés, ni l’ampleur de la tâche, pour mettre en avant le rayonnement et l’attractivité du syndicalisme retraité. Un bon préambule du 11e congrès de l’UCR de Bordeaux en mars prochain.

MONTREUIL : « Faire progresser le syndicalisme intergénérationnel. »

Résumer les 38 interventions des militants et militantes d’Ile-de-France ayant pris la parole ce lundi de novembre, dans la salle du CCN du complexe de la Cgt, relève de la mission impossible. Disons que toutes étaient porteuses du souci commun de mieux s’organiser pour mieux défendre les revendications des retraités. Chez les personnes vivant avec de petites pensions, le blocage de ces dernières face à l’augmentation des dépenses de santé, par exemple, les mettent dans une situation de plus en plus difficile.

Rendre les retraités plus visibles et mieux porter leurs revendications aura été un sujet partagé durant cette journée. Certes, il suffisait d’entendre chaque intervenant pour saisir que les retraités sont très actifs au sein de la Cgt. Mais il est également apparu qu’ils le sont souvent davantage au service des actifs que de leurs homologues de par les tâches qui leur sont souvent confiées, dans les Unions locales notamment.

Alors que faire ? Il a été dit qu’il fallait davantage orienter le travail militant des cadres syndicaux retraités au service des retraités, mieux réfléchir aux initiatives les plus à même de faire agir les retraités sur toutes leurs revendications. Certains ont dit que ce travail doit être également conduit en ayant davantage le souci de confier de nouvelles responsabilités aux plus jeunes retraités, dès qu’ils quittent les syndicats des actifs, ce qui n’est pas partout le cas.

Il y avait chez les retraités franciliens la volonté de changer certaines choses pour bien montrer que le syndicalisme intergénérationnel peut et doit encore faire des progrès à la Cgt.

NANTES : « Nous sommes militants CGT partout où nous vivons. »

Ils étaient venus 130 de 10 départements du grand Ouest, échanger leurs réflexions et partager leurs expériences sur le syndicalisme des retraités, sa place et son rôle dans la Cgt.
Un débat riche, lucide sur les difficultés rencontrées pour faire reconnaître sa spécificité, renforcer son organisation, trouver des militants pour le faire vivre, lutter contre le poids de la crise et les campagnes de culpabilisation envers les retraités… et une belle volonté d’agir pour dépasser les obstacles.

Paroles de militants :
« Gagner sur la continuité syndicale est une obligation. Gagner des adhérents au-delà pour peser plus fort sur la reconnaissance et la satisfaction des besoins des retraités, est vital. ».
« Il faut bousculer nos pratiques pour que travaillent ensemble fédérations et interprofessionnel. »
« Les femmes et les hommes n’ont pas forcément les mêmes revendications, les mêmes moyens, les mêmes conditions de vie. Nous devons nous adresser à toutes et tous. »
« Dans la société en crise, les retraités subissent au-delà de la perte de leur pouvoir d’achat. »
« Avec les actions dans la rue, nous faisons connaître le syndicalisme des retraités CGT. »,
« La première action, elle est dans la tête. »
« Il faut être avec les retraités de la commune où l’on vit. »
« Statut des retraités et rattachement des droits à la personne de la naissance à la fin de vie sont antinomiques. »

BORDEAUX : « Fiers d’accueillir le congrès »

Une centaine de participants, 40 interventions. Michel Soubiran pose le cadre du débat: « Ce congrès - que nous sommes fiers d’accueillir - devra réfléchir à la nature nouvelle que doit prendre notre activité vers et avec les retraités plus jeunes qui ont vécu un rapport au travail différent et plus rude que nous. » Et de poursuivre : « Entre nos origines professionnelles différentes, on a de « l’en commun » comme la question centrale du pouvoir d’achat (les petits salaires, ce sera des petites pensions !) et celles découlant du fait que l’on est dans des villes surchargées ou des campagnes dépeuplées ».Une militante de Charente-Maritime saisit la balle au bond : « Avec nos camarades cheminots actifs, nous avons obtenu la réouverture de 2 petites gares vers la grande ville et ses équipements sociaux indispensables aux retraités. ».

« C’est à partir de ces vécus concrets que l’on doit se poser la question de savoir si notre architecture syndicale colle bien », dira un autre. « Je me réjouis que l’on conjugue « continuité syndicale, revendication et action », ajoutera une Périgordine. Plusieurs des participants ont fait état de cahiers de revendications « actifs et retraités » dans certaines entreprises avec des acquis à la clé, de leurs porte-à-porte pour retrouver des anciens syndiqués à partir de la liste fournie par le syndicat, de leur présence à l’entrée des banques alimentaires ou des « repas des anciens », de la multiplication de stages« préparation à la retraite » ou « continuité syndicale » dans l’entreprise, avec les actifs. « Cela évite que bien des camarades larguent le syndicat en même temps que le boulot » dira un ex-Dassault.

« Vie nouvelle ne devrait-il pas être plus encore, avec une rubrique régulière, un vecteur pour populariser ces expériences et leurs résultats ? » proposera en guise de conclusion (provisoire) une camarade de l’USR Bordeaux.

Reportages réalisés par Pierre Corneloup, Gérard Le Puill, Hélène Salaün et Michel Scheidt


Les vidéos des débats sont consultables sur le mini-site 11e congrès


 

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