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Christophe Barbier, un enfant gâté-pourri par le système

Il ne sait plus quoi inventer pour plaire à son maître. Christophe Barbier, avait proposé aux Français de renoncer à leur 5ème semaine de congés et aux RTT. L’éditorialiste traite aujourd’hui les retraités d’enfants gâtés pour justifier la décision d’augmenter la CSG. « Ils doivent payer » dit-il. Notre réponse.

Constatant les difficultés que rencontre Emmanuel Macron à faire accepter une politique brutale de régression sociale, Christophe Barbier tente d’apporter ses maigres compétences à l’entreprise de manipulation des esprits. Ainsi lorsque le président traite les opposants à sa politique de fainéants, Christophe Barbier affirme qu’en France « On aime bien ne rien faire » et « qu’il serait temps aujourd'hui, que les Français renoncent d'eux-mêmes à cette cinquième semaine ». Ainsi le président n’aurait pas à affronter la colère des salariés.

Culpabiliser les retraités

Au-delà du caractère injurieux de l’accusation, puisée dans les discussions de piliers de comptoir désabusés et désœuvrés, il y a cette constante volonté de culpabiliser ceux que l’on veut frapper.
C’est la même démarche qui anime l’éditorialiste lorsqu’il traite les retraités « d’enfants gâtés ». Coupables « de ne pas avoir connu la guerre, ni la crise, de bénéficier d’une retraite « payée par la solidarité et non pas sur leurs économies », d’un allongement de l’espérance de vie, d’avoir connu la libération sexuelle, peut être songe t-il à sévir dans ce domaine aussi… « Ils ont été gâtés par la vie (…) ils doivent maintenant penser à leurs enfants et leurs petits enfants » ajoute t-il au cas où les enfants gâtés ne seraient pas suffisamment culpabilisés, rien de tel que la référence aux enfants et petits enfants n’est-ce pas ?

« Nous nous sommes offert une cinquième semaine de congés » ose t-il, comme si les Christophe Barbier de l’époque avaient contribué en quoi que ce soit à cette conquête ! Comme si l’amélioration des conditions de travail et de vie ces 50 dernières années n’étaient pas le fruit de luttes acharnées contre ses maîtres à penser et à exploiter.

De quelle légitimité peut-il se réclamer ?

Malhonnête avec ses contemporains est-il honnête avec lui-même ? Il a dirigé l’Express pendant 10 ans de 2006 à 2016. Sous sa direction, le journal a perdu 200 000 lecteurs et plus de 200 emplois, alors que les hebdomadaires résistaient plutôt bien à la crise de la presse écrite. Libéral et partisan farouche de la réduction des dépenses publiques il a réclamé et obtenu pour son journal de consistantes subventions publiques : 7 millions d’euros en 2012 et 6 millions en 2013…Cela n’a pas empêché l’Express de décliner. Comme économiste éclairé et comme visionnaire il y a mieux sur le marché. Pourtant, à l’encontre du discours libéral sur le mérite, il continue d’occuper les plateaux de télévision pour nous dispenser ses conseils.

L’austérité en difficulté

Mais la multiplication de propos méprisants et parfois insultants et provocateurs, tant du président que de ses « chiens de garde » peinent à masquer la faiblesse de leurs arguments pour imposer une politique aussi néfaste pour les retraités, les jeunes, les sans-emploi que pour l’avenir du pays. Bien au contraire 69 % des Français juge cette politique injuste et Emmanuel Macron n’apparaît déjà plus comme le président de tous les Français mais comme « le président des riches ».

Et nous, Christophe Barbier, nous ne sommes pas des vieux fainéants gâtés par la vie. Après 40 à 45 ans de travail et de luttes nous méritons bien plus que les faibles pensions que nous percevons. Sachez que nous ne manquons pas d’énergie pour empêcher les si mal nommés « libéraux » de dépouiller le plus grand nombre pour enrichir les plus riches de vos amis.

La combativité en progrès

Le 28 septembre nous étions deux fois plus nombreux que lors des précédentes manifestations et nous n’avons pas l’intention de nous arrêter en chemin. Le chemin du mieux vivre, de la solidarité, la vraie, entre salariés et retraités, entre jeunes et retraités, entre parents, enfants et petits enfants. Nous ne sommes pas des enfants gâtés mais des parents engagés contre le vieux monde que votre président et vous-même représentez.

Pascal Santoni

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