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Les effets de la hausse de la CSG, c’est maintenant

Les retraités constatent ce mois-ci l’amputation de leurs revenus par la hausse de la CSG. L’adoption de cette mesure ne doit pas entamer notre détermination à la rejeter. Neuf organisations de retraités s’adressent aux députés. L’économiste Henri Sterdyniak démonte les arguments d’Emmanuel Macron.

Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE et membre des « Economistes atterrés »  notait avant l'adoption de la mesure : « Bizarrement, Emmanuel Macron prétend que les prestations chômage qui couvriront tous les actifs deviendront de ce fait une prestation universelle. C’est une interprétation erronée(…) les prestations chômage, retraite ou maladie de remplacement restent des prestations d’assurance sociale. Cet argument est utilisé pour justifier de remplacer les cotisations chômage (et maladie) des salariés, soit 3,15 points par 1,7 point de CSG. Le projet d’Emmanuel Macron brise toute logique sociale et soulève de nombreux problèmes ».

Des effets durables. Une hausse à répétition ?

L’économiste confirmait qu’« alors que les salariés profiteraient d’une hausse de 1,8% de pouvoir d’achat, les retraités subiraient une perte de pouvoir d’achat de 1,85%, alors qu’ils ne bénéficient pas depuis trop longtemps de revalorisation des pensions quelle que soit l’évolution des salaires. La réforme réduirait immédiatement le taux de remplacement net des retraites de 72% à 69,5% alors que celui-ci est déjà sur une pente descendante du fait des réformes en cours. Cette baisse ne s’inscrit pas dans une réflexion d’ensemble sur l’évolution souhaitable du niveau de vie relatif des retraités. Elle fragilise encore la garantie de niveau de vie que devrait apporter le système des retraites puisqu’une mesure analogue pourrait être prise demain pour les cotisations familles et santé ».

Ce risque est déjà accru par la décision d'Emmanuel Macron d’accorder des indemnités de chômage aux démissionnaires et non plus aux seuls travailleurs licenciés. Il fait cela pour pousser des gens à devenir auto-entrepreneurs. Un chômeur qui se lancerait dans ce secteur précaire resterait inscrit au chômage plus longtemps. Voilà pourquoi le coût de ce changement pourrait dépasser 8 milliards d’euros la première année et coûter 3,5 milliards de plus à l’Unedic chaque année. Macron voudra-t-il alors imposer de nouvelles hausses de la CSG aux retraités ?

Les retraités sont-ils prêts à se laisser faire ? En se regroupant dans les syndicats, ils auront d’autant plus de chance de se faire entendre. L’enjeu est d’importance, l’UCR-CGT est présente sur ce terrain.

Gérard Le Puill

Les neuf organisations de retraités s’adressent au président de la République et appellent leurs organisations à faire signer massivement les cartes de vœux à l’intention d’Emmanuel Macron et à les déposer dans toutes les Préfectures.

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