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Les choix destructeurs d’Emmanuel Macron

Depuis des mois, le président de la République et son gouvernement gèrent l’évolution de la pandémie de Covid-19, au fil de l’eau, dans le seul but de maintenir les cours de la Bourse. Salariés et retraités doivent se mobiliser le 31 mars pour défendre leurs droits et leur pouvoir d’achat en 2021.

Sans que cela se voie clairement pour le moment, la situation économique du pays se dégrade au fil des mois. Le pouvoir fait payer la crise par le peuple, afin d’enrichir les possédants, avec des effets dévastateurs sur le plan social.

Plusieurs notes de l’Insee, parues début mars, donnent des éléments probants. L’une indique que sur l’année 2020, l’activité chute de manière historique : -8,2%, après une hausse de +1,5% en 2019. Les dépenses de consommation des ménages sont en baisse de 7% sur la même période. Si les importations baissent de 11,5%, les exportations reculent de 16,3%, car notre pays est en voie de désindustrialisation. Une autre note indique qu’en janvier 2021 la consommation des ménages en biens chute de -4,6% en volume par rapport à décembre 2020. Cette baisse atteint -24,6% concernant les achats d’équipement du logement et -27,8% en habillement-textile.

Le pire est à venir dans les services

En raison de la fermeture des restaurants et des activités de loisirs, le pire est encore à venir. Selon l’Insee, en février, la dégradation d’ensemble du climat des affaires dans les services tient, notamment, à la nette détérioration de l’opinion des chefs d’entreprise dans l’hébergement-restauration et dans les services administratifs de soutien.

Début février, l’Insee annonçait déjà que 360 500 emplois avaient été détruits en France, dans le secteur privé, en 2020. Dans l’industrie, les firmes donneuses d’ordres exigent désormais des baisses de prix de leurs sous-traitants, ce qui se traduira par des délocalisations de productions dans des pays à bas coûts de main-d’œuvre et des fermetures de sites en France. Début mars, SFR a annoncé la suppression de 1 700 postes cette année, soit 17% de ses effectifs, malgré un chiffre d’affaires et des profits en hausse. Bien que sa production ait reculé en 2020, le groupe Peugeot-Citroën a dégagé un bénéfice de 2,2 milliards d’euros et propose 1 milliard de dividendes à ses actionnaires. Mais l’augmentation générale des salaires n’a été que de 1,2% en 2020, selon Jean-Pierre Mercier, délégué CGT du groupe.

Le rôle des « fonds vautours » chez Danone

Danone a annoncé la suppression de 1 500 à 2 000 emplois sur l’année 2021. Mais, suite à la baisse du chiffre d’affaires du secteur des eaux minérales, via la fermeture des restaurants, les deux fonds spéculatifs actionnaires de Danone, que sont le californien Artisans-Partners et le britannique Blues-Bell Capital, ont demandé, et obtenu, que le PDG, Emmanuel Faber, ne soit que président et qu’on lui adjoigne un directeur général en phase avec leurs exigences. Ces deux fonds d’investissement détiennent moins de 5% des actions du groupe. Mais ils étaient mécontents d’une baisse temporaire de la valeur de l’action en Bourse, ce qui limite leurs profits via la spéculation !

70% de l’épargne chez 20% des ménages

On a beaucoup parlé de l’épargne des Français en progression de près de 100 milliards d’euros sur l’année 2020. Mais 70% de cette épargne est détenue par les 20% de ménages les plus riches. La pension moyenne des retraités français étant de 1 382€ mensuels, on imagine qu’ils sont peu nombreux à figurer parmi les gros épargnants. Surtout que les pensions n’ont cessé de perdre du pouvoir d’achat depuis la réforme Balladur de 1993. Comme les autres ménages en ce début d’année, les retraités subissent une hausse de 1,6% du prix de l’électricité à quoi s’ajoute celle du gaz de ville de 5,7%. Les prix des carburants sont en hausse et le prix du baril de Brent cotait près de 71 dollars le 8 mars, plus que le record de mai 2019.

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, a fait passer le taux d’intérêt du Livret A de 1% à 0,50%, faisant perdre du pouvoir d’achat aux épargnants modestes. Comptant sur la générosité des retraités, il leur demande, aujourd’hui, de faire des donations ponctuelles à leurs enfants et petits-enfants, afin de relancer l’économie par la demande. Ceux qui le peuvent n’attendent pas ce ministre pour aider leurs proches. Lui pense surtout à faire croître les profits des firmes et les dividendes qui vont avec.

Gérard Le Puill

Le 31 mars rassemblement des retraité.e.s de la région parisienne près du ministère des Solidarités et de la Santé :

Place Pierre Laroque 75007
M° Saint François Xavier et Ecole Militaire

Télécharger l'attestation de déplacement dérogatoire pour le 31 mars


Télécharger le document : attestation_31.03.pdf
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