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Jardin. Des petites bêtes pas si bêtes

Aujourd'hui, jardiner sans polluer la planète est une priorité. La recherche d'un jardinage tranquille et nourricier s'appuie sur deux découvertes historiques : les pesticides sont un vrai danger et les insectes peut-être pas !

Certes, le jardinier écolo tâtonne encore. Il lâcherait bien le pulvérisateur et la boîte à poison pour voir si le jardin sans meurtres ni corvées, ça peut marcher. Mais il n'ose pas renoncer à un rituel ancré dans les habitudes et parfois, aussi, il est surpris et inquiet lorsque surgit une invasion de pucerons. Elle se manifeste surtout au début du printemps et souvent sur des plants suralimentés. Alors, mollo sur le compost et patience, la biodynamie du jardin va jouer son rôle.

Pas de panique avec les pucerons

Les pucerons comptent parmi les animaux qui alternent deux modes de reproduction, une phase sexuée en automne et une phase asexuée, de type clonal, durant la belle saison. Une maman puceron donne naissance directement à des jeunes larves capables de se nourrir. Elle porte les embryons de ses filles et de ses petites-filles. On parle de génération emboîtée. Une seule femelle donne naissance au cours de sa vie à 80 descendants.

Malgré leur apparition massive à la fin du printemps, il ne faut pas s'affoler, les prédateurs ne manquent pas. Il suffit de patienter une quinzaine de jours pour que les pucerons disparaissent, dévorés par les larves de coccinelles, de chrysopes, de perce-oreilles, de syrphes, de gendarmes, etc. C'est un mets de choix. Sans parler des fourmis qui les élèvent pour récupérer leur miellat.
De quoi se nourriraient tous ces auxiliaires naturels du jardinier si les pucerons étaient anéantis par des produits chimiques dès leur première apparition ?

Les insectes prédateurs utiles

Ils sont nombreux, mais on peut citer les plus courants.

La coccinelle, notre jolie petite bête à bon dieu à 7 points. Noire à la naissance, elle se colore au cours de ses premières semaines de vie. Elle peut être rouge, rose ou jaune suivant sa variété. Bien sûr, le nombre de points ne traduit pas son âge, car elle ne vit que deux ans. Ses larves en forme de gros losanges poilus sont friandes d'acariens, d'aleurodes, de cochenilles (ce parasite en forme de petite coque si difficile à éliminer) qu'elle continue à boulotter tout au long de sa vie.

Le perce-oreille, insecte qui fuit la lumière. Il se terre sous les écorces des arbres et sous les pots de fleurs. Pendant l'hiver, les mâles meurent. Frileux, les garçons et pas très bons pères, car ils s'accouplent pendant l'été et laissent les femelles s'occuper seules des larves. Leur nom viendrait du fait qu'on les trouve au cœur des fruits à noyaux, abricots ou pêches, appelés oreillons. Leur seul défaut, ils ont tendance à grignoter un peu les pétales des dahlias.

Le chrysope, bel insecte vert délicat, aux yeux dorés. Ses larves très voraces s'attaquent aux cochenilles, aux pucerons et aux chenilles. Il est très sensible aux produits phytosanitaires. Un truc pour l'attirer au jardin : plantez des népétas, car le nectar de leurs épis bleus est son autre mets préféré.

Le syrphe, une mouche aux gros yeux, déguisée en petite guêpe, inoffensive pour le jardinier. Elle peut pondre jusqu'à 1000 œufs directement au milieu des colonies de pucerons, une vraie force de frappe.

Le gendarme, cet insecte rouge et noir, suceur inoffensif de la famille des punaises. Il se nourrit du suc des plantes et des pucerons. Il possède deux paires d'ailes, mais le créateur s'étant trompé dans la dimension, il ne peut pas voler car elles sont trop courtes. Son petit air de masque africain a fait le bonheur de nombreux enfants qui jouaient à les manipuler gentiment des heures entières.

Au boulot, petites bêtes

Au jardin, toutes ces petites bêtes font leur boulot. Si, bien sûr, personne n'est venu répandre l'anti-pucerons systémique, sans chercher à voir qu'il s'agit d'un petit frère du tristement célèbre Gaucho. Son mode d'action : modifier et empoisonner la plante pour tuer le puceron (c'est le sens du mot systémique). Les études qui ont amené la France à suspendre certains usages des Gaucho et Régent ont constaté que le pollen des plantes traitées était contaminé. Les insectes qui viennent les butiner en meurent (les abeilles, les guêpes, etc.).

Alors, que faire contre cette calamité ? Arrêter l'utilisation de ces bombes à retardement, mêler des fleurs et des engrais verts au potager pour offrir à tous les insectes, si utiles, le gîte et le couvert, et informer largement autour de soi.

Yolande Bachelier

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