Le Magazine de l'UCR
je m'abonne
Espace diffuseur
Loisirs › Ecouter/Voir

BEBEL, UNE FIERTÉ DE LA CGT

Bonjour les copains, vous avez le trac ? Mais non le tract, celui dont la Cgt peut s’honorer aujourd’hui, annonçant l’élection de Jean-Paul Belmondo à la direction du Syndicat français des artistes CGT, le 5 novembre 1963.

Comptant sur cette aura de modernité pour servir sa cause, la Cgt proposa à Jean-Paul Belmondo de remplacer Michel Etcheverry, qui avec Michel Piccoli assuma la vice-présidence. Le syndicat espérait renouveler l’aventure menée en 1957 avec Gérard Philippe au sortir de la guerre (source le Maitron). Bebel n’est pas né, comme Jean Gabin, fils de cheminot, dans un milieu modeste. Il est né à Neuilly en 1933, d’un célèbre sculpteur et d’une artiste peintre. Il suivit - très indiscipliné - une scolarité chaotique dans un célèbre établissement privé parisien, l’École alsacienne, et rata l’entrée au conservatoire deux fois, avant de l’intégrer en octobre 1952. Il prépara ainsi son entrée en résistance contre le showbiz en jouant dans Les copains du dimanche le rôle d’un jeune aventurier devenu pilote, sous la direction d’Henri Aisner avec comme assistant réalisateur René Vautier qui sut le convaincre de faire ainsi un pied de nez à ceux qui l’avaient humilié.

La défense des artistes

Malgré les contradictions liées à la guerre froide, notre Bébel n’hésita pas à défendre bec et ongles la condition des artistes en comprenant très vite que la Cgt était la seule organisation à les soutenir.

C’est ainsi qu’il écrivit dans La Vie Ouvrière, en 1964 : « …Je sais que vous allez penser aux vedettes, aux gros cachets… Nous sommes quoi, une dizaine peut-être ? N’en parlons pas, car là, il ne s’agit plus à proprement parler de notre métier d’acteur. Nous sommes traités, à ce niveau, non pas comme des comédiens, mais comme des marques de pâte dentifrice. Ce n’est pas ça, le spectacle. Le spectacle, ce sont les quelque vingt mille comédiens, acteurs de cinéma, de théâtre, de télé, qui travaillent quand on veut bien leur en donner l’occasion et dont beaucoup ont bien du mal à vivre de leur métier, ce métier qu’ils ont choisi et qu’ils aiment. Et ceux-là, je vous assure, ils ont besoin d’être syndiqués et de se battre pour la vie… »

Orphelins

Il quitta sa fonction en 1966, dans la foulée de sa gloire initiée par À bout de souffle et tourna plus de 80 films. Il nous laisse orphelins de cette si belle simplicité dynamique, interprétée dans un pamphlet drolatique, Le magnifique, clouant au sol l’exploitation vénale et mercantile des artistes en herbe.

Yvon Huet

Préparer ma retraite
Vous vous interrogez sur la date exacte de votre départ à la retraite.Sur la date à partir de laquelle vous devez faire valoir vos droits à la retraite, les démarches à entreprendre, le montant de votre ou vos pensions...

Lire la suite


Mes droits en chiffres
Retraites, Pensions, Allocations, Minima, Sécurité sociale, CMU, APA, SMIC, RSA; Prix, Loyers...

Lire la suite

Ce qu'il faut savoir
CSG et CRDS des retraites en 2021 Nouveau !

Lire la suite

TEMOINS/ACTEURS
Jean Pierre Grenon

Jean-Pierre nous a quittés. Ses ami.e.s, ses camarades se souviendront longtemps de l'homme, du militant, de l'acteur dynamique du syndicalisme retraité. Il était notre témoin en octobre 2017.

Lire la suite