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La politique de Macron nous coûte un « pognon de dingue »

Dans son "grand débat national", le président de la République a cru bon d’exclure de la discussion la situation et les attentes des retraités. Pourtant l’annulation de la hausse de la CSG et la revalorisation des pensions sont au cœur des cahiers de doléances déposés dans les mairies.

Pourtant le 31 janvier les retraités ont encore exprimé leur mécontentement et leurs revendications dans 140 manifestations. Il refuse d’entendre ce qui se passe dans le pays.

Le coût pour les retraités : 2 mois de pensions en 3 ans

Les retraités sont la cible « privilégiée » d’Emmanuel Macron pour compenser les cadeaux généreusement accordés aux plus riches. Il a augmenté de 25 % la CSG, maintenu le blocage des pensions et le gel des complémentaires. Pire, il désindexe les pensions du coût de la vie refuse leur augmentation en 2018 alors que l’inflation atteint 1,7 %. En 2019 il accorde 0,3 % d’augmentation alors que très probablement l’inflation sera de l’ordre de 1,6 %. Au total sur les années 2018, 2019 et 2020 c’est près de 2 mois de pensions de sacrifiés pour les retraités. Or, les retraités avaient déjà été fortement mis à contribution depuis des années.

Le retard grandissant des pensions sur les salaires

Selon les études du ministère du travail entre décembre1999 et septembre 2018, le salaire moyen a augmenté de 47,2 % et les pensions de retraite seulement de 26,7 %. Cette situation s'est aggravée depuis avril 2013, elle s’est accentuée avec le blocage des pensions et le sera encore en 2019 et 20120 et du fait des dispositions fiscales prises ces dernières années : suppression de la demi-part pour le calcul de l’impôt sur le revenu pour la majorité des personnes vivant seules ayant élevé au moins un enfant, fiscalisation de la majoration de pension pour les parents de 3 enfants et plus, instauration de la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA).

Selon les études du ministère du travail entre décembre1999 et septembre 2018, le salaire moyen a augmenté de 47,2 % et les pensions de retraite seulement de 26,7 %. Cette situation s'est aggravée depuis avril 2013, elle s’est accentuée avec le blocage des pensions et le sera encore en 2019 et 20120 et du fait des dispositions fiscales prises ces dernières années : suppression de la demi-part pour le calcul de l’impôt sur le revenu pour la majorité des personnes vivant seules ayant élevé au moins un enfant, fiscalisation de la majoration de pension pour les parents de 3 enfants et plus, instauration de la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA).

Les cadeaux aux plus riches : « un pognon de dingue »

Le show télévisé auquel le président se livre durant des heures se limite en réalité à la défense de sa politique. Selon le président, favoriser les « premiers de cordée », les plus riches, devait les inciter à investir et à embaucher. C’est le contraire qui se passe : jamais les riches n'ont été aussi riches en France et jamais les personnes en difficulté n'ont été aussi nombreuses. La situation s’aggrave, pour les retraités, pour les salariés, les sans emploi, le pays.

Depuis son élection, Macron a multiplié les cadeaux aux grandes entreprises et aux plus fortunés : suppression de l'ISF et mise en place de la « flat tax » sur les revenus financiers (avec un taux unique de 12,8 % d’impôt sur les revenus du capital, au lieu de 41 ou 45 % auparavant).

Suppression de « l'exit tax » mise en place par Sarkozy qui va permettre aux évadés fiscaux d'économiser 6 milliards d'€. Le coût de ces mesures est exorbitant pour les finances publiques et la Sécurité Sociale.
- 230 milliards d’aides diverses accordées au grand patronat chaque année pris sur nos impôts et le budget de la Sécurité Sociale,
- 100 milliards de fraude et 80 milliards liés à l’évasion fiscale,
- 94 milliards de bénéfices en 2017 pour les entreprises du CAC 40, des salaires mirobolants pour quelques grands patrons,
- 57,8 milliards de dividendes reversés en 2018 par les entreprises du CAC 40 à leurs actionnaires, dont moins d’un tiers ira à l’investissement.

Pour l’emploi ? L’investissement ?

Non, les preuves sont connues maintenant : les 10 dernières années, les entreprises du CAC 40 ont vu leurs profits augmenter de 9,3 %, leurs impôts diminuer de 6,5 %. Dans le même temps leurs effectifs ont été réduits de 20 % !

Les créations de postes dans le privé ont été divisées par trois en 2018.
Le nombre de retraités obliges de travailler après 65 ans a triplé en 10 ans.

C’est nous qui payons les cadeaux faits aux plus fortunés

Nos actions depuis la mise en place de la hausse de la CSG et celles des gilets jaunes ont conduit Macron à rétablir un taux de CSG de 6,6% pour certains retraités. Mais un couple de retraités percevant chacun 1540 € de revenu net mensuel continuera à acquitter la CSG à 8,3%. Nous sommes bien loin des 2 000 € annoncés par Macron.
De plus, le taux de 8,3 continuera à s’appliquer pendant 4 à 5 mois pour ceux qui devraient revenir à 6,6 avant un remboursement en mai ou juin.

Ii faut rappeler que pour ceux acquittant l’impôt sur le revenu, une partie de CSG (2,4 % pour ceux acquittant la CSG à 6,6 ou 8,3 %) ainsi que la CRDS (0,5 %) et la CASA (0,3 %) ne sont pas déductibles du revenu imposable, alors que les prélèvements sociaux sont déductibles de l‘impôt sur les revenus du capital !

Les effets du prélèvement à la source

Le taux du prélèvement à la source qui a été calculé sans tenir compte des crédits d'impôt va conduire certains retraités à avoir un prélèvement mensuel, alors qu’avec l'ancien dispositif ils ne payaient pas d'impôt sur le revenu. Pour nombre de retraités le prélèvement à la source va encore produire une diminution des revenus disponibles.

Revendiquez avec nous

• L’abrogation des mesures fiscales régressives.
• L’annulation de la hausse de la CSG pour tous les retraité-e-s.
• La revalorisation des retraites à hauteur de l'inflation soit 1,7% au1erjanvier2019 et rattrapage des pertes cumulées depuis 20ans.
• Le retour à l'indexation des pensions de retraite sur l'évolution des salaires.
• Le maintien de la pension de réversion sans conditions de ressources et son extension aux pacsés et concubins.

L'UCR CGT

Le groupe des 9 s’est réuni le 11 février pour faire le bilan de la journée d’actions du 31 janvier. Il s’est félicité de la nouvelle mobilisation des retraités, malgré les conditions rappelées ci-dessus.
Il a convenu d’appeler à une nouvelle journée nationale d’actions le 11 avril, dans tout le pays, pour « un printemps des retraités »

Le tract de l'UCR CGT


Télécharger le document : tract_02_19.pdf
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