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L'UCR et vous › Comite General 16 mars 2021

Introduction au Comité Général

Introduction au Comité Général du 16 mars 2021

Bernard Guidou

 


Cher-e-s Camarades,

Bienvenue à toutes et tous à ce comité général de notre UCR-CGT qui se déroule dans un contexte particulier et sous une forme et un contenu inédit.

Ce rapport introductif à nos échanges va aborder la situation sanitaire, économique et sociale de notre pays ainsi que les enjeux revendicatifs de la période et les responsabilités de la CGT.

Donc, un comité général important pour l’activité de notre UCR-CGT et son efficacité.

Il y a un an, le président de la République décrète le 1er confinement de la population de notre pays dans le cadre de la pandémie liée au Covid-19.

Cela a entraîné des conséquences sur nos conditions de vie et l’économie. Avant, je tiens à aborder succinctement les effets de cette situation sur notre organisation CGT et son activité. Dans cette période, la plupart de nos échanges, de nos réunions, comme celle d’aujourd’hui, s’organisent sous forme de conférences téléphonées, de visioconférences et autres outils numériques. Même si cela a permis de poursuivre, de maintenir notre fonctionnement, son efficacité est marquée de manière négative par l’impossibilité de se réunir physiquement.

Au-delà de notre UCR-CGT et de ses organisations, ce sont l’ensemble des structures de la CGT qui ont été et qui sont touchées.

L’organisation des mobilisations a été également impactée de manière importante par les restrictions et leurs conséquences sur les libertés individuelles et collectives.
Le Gouvernement a utilisé la gravité de la situation sanitaire pour restreindre, voire interdire, le droit de manifester et donc également de contester sa néfaste politique.
Depuis cette date du 15 mars 2020, de nombreuses organisations de la CGT ont été dans l’obligation de reporter, parfois plusieurs fois, leur congrès, sans savoir à ce jour quand ils pourront se dérouler. Notre UCR a été impactée par cette situation en reportant son congrès prévu à St-Malo en mai 2020.

À partir de cet état de fait, nous étions dans l’obligation de trouver une solution pour ne pas laisser de « trou » dans notre activité, notre organisation et notre direction et ceci dans le respect de nos statuts.

Après plusieurs échanges au Bureau, à la CE et comité général de l’UCR-CGT, nous avons décidé de travailler une feuille de route en s’appuyant sur notre document d’orientation voté au congrès de Bordeaux et nos repères revendicatifs mis à jour régulièrement depuis cette date.

Le projet du document d’orientation et les amendements pour le congrès qui était prévu en 2020 à St-Malo serviront de point d’appui important pour construire notre prochain congrès en 2023.
À ce stade, je tiens à dire que personne ne se satisfait de cette situation, mais nous avons une responsabilité importante de permettre à notre UCR-CGT de fonctionner et de jouer pleinement son rôle pour construire un mouvement social de haut niveau.

C’est avec cet objectif, qu’aujourd’hui nous allons nous doter d’une feuille de route offensive et d’une nouvelle direction de l’UCR-CGT. Nous allons en avoir besoin face à la politique ultralibérale menée par l’alliance Macron/Medef.

La gestion catastrophique du Gouvernement, de la situation sanitaire que nous vivons depuis 1 an, est le premier point que je voulais aborder.

Tout a commencé par ce que l’on peut appeler « l’épisode des masques ». Face à la pénurie de ces derniers, le Gouvernement nous a expliqué que les masques n’étaient pas nécessaires et indispensables pour assurer notre protection individuelle et collective.

Et tout cela, pour quelques semaines plus tard, mené une campagne de culpabilisation comme quoi nous aurions dû généraliser leur utilisation dès le début de la pandémie. Quelle honte !
Par cette attitude, le Gouvernement a tenté de cacher ses responsabilités et celles de ses prédécesseurs autour de la casse permanente, les restrictions budgétaires de notre système de santé, menées à pas de charge depuis plusieurs années.

Il en est de même sur la situation de nos hôpitaux où le manque de lits n’était pas une surprise. En effet, les multiples mobilisations des personnels et des usagers ont de nombreuses fois alerté sur le manque criant de moyens matériels, humains et financiers pour un bon fonctionnement de notre système hospitalier.

Alors que le président de la République et son Gouvernement mènent une bataille idéologique autour du fait que le monde d’après sera radicalement différent du monde d’avant, ils poursuivent et accentuent leur politique de destruction de notre système social.
L’adoption de la LFSS 2021 actant une économie de 4 milliards d’euros en est la triste démonstration. Il nous faut faire tomber le masque sur ces propres mensonges tenus par le Chef de l’État et ses amis qui défilent quotidiennement sur la plupart de nos médias. Nous disposons de nombreux écrits de la CGT pour dénoncer cette attitude et faire connaître nos propositions.

Pour ne pas être trop long sur la question de la crise sanitaire, comment ne pas parler de la campagne de vaccination. Notre dépendance aux multinationales pharmaceutiques au détriment de notre industrie et notre indépendance, créer une situation scandaleuse.

Alors que certains pays ont déjà vacciné la moitié de leur population, la France est à la traîne, car dans l’incapacité de répondre à la demande par manque de vaccins.

Au-delà de l’aspect économique, la gravité est avant tout sanitaire, car cela met en danger la santé de nos concitoyens, dont les plus fragiles entre autres les plus anciens.

En ce qui concerne la situation économique et sociale, le marqueur c’est l’intérêt du Capital. En effet, depuis le début de cette crise sanitaire majeure et inédite, le Gouvernement est guidé par un seul souci : le maintien maximum d’une activité économique du plus haut niveau possible.


La santé de nos concitoyens est bien éloignée de cette préoccupation majeure du pouvoir. L’activité économique faiblit, le Gouvernement déverse des dizaines de milliards pour aider les entreprises du CAC 40 à maintenir leur niveau de profit et de rentabilité. Pour tenter de cacher cette politique inavouable à l’opinion publique, le Gouvernement et en premier le Chef de l’État, font dans la communication culpabilisatrice et anxiogène. Pour cela, défilent sur la plupart des médias à longueur de journée des médecins (d’ailleurs, qui seraient bien plus utiles dans les services hospitaliers), des économistes, des politiques, tous pour servir la cause. Oui le monde d’après, mode Macron, ressemble étrangement à celui d’avant.

Ne sous-estimons pas les effets de ce matraquage médiatique qui montre en permanence du doigt les soi-disant responsables de la pandémie : un coup les jeunes, un coup les vieux, ceux qui font la fête, ceux qui oublient leurs masques, etc.

L’ensemble de cette stratégie politique de communication a pour objectif principal de poursuivre, voire d’accentuer, avec le moins de réactions possibles, des décisions, des choix économiques tournés résolument vers les plus riches au détriment du plus grand nombre.

Il en est ainsi de la poursuite de la casse, du démantèlement de l’ensemble des services publics qui pourtant se sont avérés essentiels dans cette période de crise sanitaire.
Les différentes réformes et budgets de la protection sociale représentent également un recul de société qui nécessite une mobilisation intergénérationnelle pour reconquérir une sécurité sociale intégrale.
La CGT dispose de propositions permettant de financer ce projet, à nous de les faire connaître afin de combattre la résignation et susciter la réaction et la mobilisation.

Ce début d’année est aussi marqué par une destruction massive d’emplois ainsi que l’explosion de la précarité. Les directions d’entreprises qui pourtant reçoivent des milliards d’aides de la part de l’État n’hésitent pas, n’ont aucun état d’âme de mettre en œuvre des plans sociaux entraînant des suppressions massives d’emplois.

 

Cela ne suscite d’ailleurs aucune réaction de la part du Gouvernement et du Chef de l’État ! Autour de cette situation économique dégradée, les directions d’entreprises privées et publiques en profitent pour freiner, voire bloquer l’augmentation des salaires. Les retraités n’y échappent pas avec à ce jour une augmentation de 0,4 % en 2021. Nous sommes bien loin de l’évolution du coût de la vie qui entraîne une explosion de la pauvreté intergénérationnelle dans notre pays. Dans ce contexte, la poursuite de versement conséquent de dividende aux actionnaires revêt un caractère scandaleux et insupportable.

Nous le voyons bien, sans une évolution du mouvement social, le monde d’après risque fortement de ressembler au monde d’avant.
Heureusement, il existe de nombreuses réactions dans les entreprises et les territoires. Même insuffisantes, elles ont des difficultés à converger de manière interprofessionnelle et intergénérationnelle comme le démontrent les journées d’action du 4 février et du 8 mars.
Même si la situation sanitaire et les restrictions qui en découlent n’aident pas à un déploiement de masse, nous devons faire preuve d’effort et de volontarisme pour franchir un cap dans la mobilisation.

Pour les retraités, la journée unitaire de mobilisation du 31 mars doit être l’occasion de se rassembler massivement dans les territoires afin d’exiger une augmentation immédiate de 100 euros de nos pensions pour aller vers les 300 euros. Nous pourrions en profiter lors de nos échanges, au-delà de faire le point de la construction de cette action, de décider de déposer les cartes pétitions aux préfectures.

En lien avec cette activité revendicative, notre état d’organisation doit être une priorité.

Alors que nous disposons d’un potentiel pour nous renforcer autant sur la continuité syndicale que l’adhésion, nous peinons pour maintenir nos forces, notre nombre d’adhérents dans un grand nombre de nos organisations.

Nous devons donc comme le propose le plan de travail de la direction de l’UCR-CGT sur le sujet, prendre plusieurs dispositions dans nos UFR et USR, en direction de nos sections de retraités et leur syndicat.

 

Faire le point à partir de l’état des lieux à notre disposition sur les FNI et les cotisations réglées au Cogétise pour les années 2018-2019-2020. Cela devrait nous permettre de nous rapprocher, d’atteindre, voire de dépasser le 100 %. Ce travail a déjà, dans plusieurs cas, donné des résultats.

Sur le renforcement, nous devons tisser des passerelles dans l’ensemble de nos organisations avec nos camarades actifs sur la continuité syndicale. L’enjeu est important, ce sont plus de 50 000 syndiqués actifs qui vont faire valoir leur droit à la retraite ces 5 prochaines années.

Au-delà du nombre et du rapport de force que cela représente, ce sont des camarades qui alimenteront notre politique des cadres pour diriger et animer l’ensemble de nos organisations des sections à l’UCR en passant par nos USR et UFR. Ce sera une priorité de la future direction de notre UCR -CGT que vous allez élire aujourd’hui.

Sur l’adhésion, la confiance envers la CGT, la participation à nos actions doivent nous permettre de réaliser de nombreuses adhésions. C’est un passage nécessaire pour nous donner les moyens de marquer des points sur la bataille des idées pour élever le rapport de force.

Enfin, dans notre plan de travail orga, l’abonnement à Vie nouvelle doit être une priorité. Un journal CGT apprécié qui ne demande qu’à être lu pour un plus grand nombre de retraités.

Cher-e-s Camarades, j’en arrive au terme de ce rapport introductif. Nous allons maintenant à avoir à débattre de notre feuille de route de ces prochains mois et d’élire une direction de l’UCR porteuse de cette ambition.

 

***

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