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GIEC. L’INQUIÉTANT RAPPORT

Six ans après l’adoption d’un texte promettant de limiter la hausse de la température moyenne de notre planète à +2°C et, si possible, à +1,5°C, le dernier rapport du GIEC nous met sur une trajectoire entre +2,3 et +2,7°C. Est-ce inéluctable ? C’est un des enjeux majeurs de l’élection présidentielle.

L’attaque de l’armée russe contre l’Ukraine occupe les médias de manière quasi-exclusive depuis des semaines. Du coup, alors qu’il était très attendu, le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), publié le 28 février dernier, a été occulté, y compris dans la presse écrite. Sa publication intervenait plus de six ans après la Cop 21 de Paris au cours de laquelle les 195 parties présentes s’engageaient à tout faire pour ne pas dépasser de +2°C, voire +1,5°C d’ici 2100, la température du début du XIXe siècle.

Selon le GIEC, le chiffre de +1,5°C sera atteint dès 2030. D’ici la fin du siècle en cours, nous sommes sur une trajectoire comprise entre +2,3 et +2,7°C. Le GIEC observe déjà des « impacts généralisés sur les écosystèmes, les personnes et les infrastructures ». Ils se traduisent par des sécheresses prolongées et de nombreux incendies, mais aussi par des pluies diluviennes avec des inondations dévastatrices comme tout récemment en Australie. Dans un communiqué, la Cgt note que 3 à 3,3 milliards de Terriens pourraient en subir de lourdes conséquences dans les prochaines décennies.

Nos côtes menacées

Du fait de l’importante montée des températures moyennes durant le siècle en cours, la fonte des glaciers en montagne et aux pôles fera monter le niveau des océans. D’ici 2050, 1 milliard de personnes pourraient vivre dans des zones côtières menacées par la montée des eaux. En France, les zones les plus impactées seraient l’estuaire de la Seine dans la région du Havre, celui de la Gironde sur la façade Atlantique, le delta du Rhône en Méditerranée. On cultive encore du riz en Camargue, mais cela sera peut-être impossible avant la fin du siècle.

Ailleurs, dans les zones rizicoles comme le delta du Mékong au Vietnam, mais aussi au Bangladesh, en Inde, en Chine et en Indonésie, la montée du niveau des océans fera reculer la riziculture et déplacera les habitants. Certaines zones côtières ne seront plus habitables. Selon le rapport du GIEC, « l’élévation du niveau de la mer pose un défi particulier et grave car elle implique de faire face à des changements lents et à une augmentation de la fréquence et de l’ampleur des évènements extrêmes du niveau de la mer qui s’intensifieront au cours des prochaines décennies ».

En France, on se souvient que la tempête Xyntia des 27 et 28 février 2010 sur les côtes de Charente-Maritime et de Vendée fit 52 morts, dont 29 sur la seule commune vendéenne de La Faute-sur-Mer par une montée subite des eaux dans les maisons.
Tout ceci est-il inéluctable ?

Gérard Le Puill

Photo de Une : CCO Domaine public

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