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Air France : règles, violences, surenchères

Le 15 octobre 2015

Règles ?

Pour le gouvernement (qui amorce un mouvement de repli), le Medef, la droite et son extrême les interventions policières à 6h du matin chez des salariés relèvent de l’application « stricte » des règles et des lois. Valls et Mme Taubira se réfugient derrière cet argument pour tenter d’expliquer une forfaiture contre les salariés et le syndicat CGT. Sauf que le respect des règles et des lois ne s’applique jamais contre les fraudeurs, les voleurs en col blanc, les puissants impliqués dans de sordides affaires. Nous sommes donc bel et bien confrontés à une justice de classe.

Violences ?

Elles n’ont jamais profité à la classe ouvrière, répète-t-on un peu trop à mon goût en ce moment. C’est un fait, comme il est remarquable que pendant tous les grands mouvements, les ouvriers ont protégé leurs outils de travail. Mais lorsqu’il y a eu trop plein, les travailleurs ont su se défendre parfois violemment. Les canuts et, plus récemment, la Snecma en témoignent. S’en tenir au seul schéma établi de la lutte bien proprette découle d’une sous-estimation de l’exaspération populaire qui politiquement favorise le Front national.

La surenchère ?

Les bons mots, les belles formules, les éclats, les invitations à en faire plus font florès. Il est plus facile de se révolter depuis son salon que dans une entreprise. Ce n’est pas ainsi qu’on soutient efficacement les salariés en lutte.

Les salariés menacés méritent mieux

Autour deux et de leur syndicat, l’heure est à la solidarité et à la mobilisation. Rien de plus, rien de moins. En refusant de leur donner des leçons, en leur laissant la liberté de décider.


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Le 14 octobre 2015

La chemise déchirée, tendance mode

Alors que les défilés de mode se préparent dans les salons parisiens, une nouvelle tendance commence à s’affirmer: la chemise déchirée. La « première » a été présentée par des représentants syndicaux ce mercredi matin lors du comité d’entreprise de GRDF provoquant le retrait momentané de la direction peu sensible aux évolutions stylistiques.

D’autres lancements sont annoncés, la mode dans le sens large du terme ayant une connotation sociale d’une profonde envergure, faisant fi des convenances et s’exprimant par des choix plus ou moins osés. L’avenir est aux chemises déchirées.


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Le 12 octobre 2015

Justice de classe

A quatre heures trente ce lundi matin, dans les commissariats de plusieurs départements proches de Paris, l’alerte était au rouge : rassemblement des policiers, dernier briefing sur la mission, vérification des armes et des gilets pare balles, répartition des personnels dans les véhicules. L’opération était programmée à six heures pétantes. Il fallait faire vite et éviter les témoins.

S’agissait-il de terroristes préparant un attentat ? De malfrats impliqués dans de sales affaires ? De voyous en col blancs spécialistes du détournement de biens publics, anciens membres des gouvernements d’hier et d’aujourd’hui, de la droite et son extrême ? D’assassins recherchés ? Vous n’y êtes pas.

La rafle de ce matin visait plusieurs salariés d’Air France suspectés d’avoir arraché leurs chemises à des membres de la direction venus annoncer des milliers de licenciements après s’être octroyés, eux et leur PDG, des augmentations de salaires allant de 30 à 70%.

L’ancien ministre socialiste Jules Moch s’était distingué en 1948 en faisant tirer sur les mineurs en grève. Il les qualifiait de « racailles ». Manuel Valls a vu des « voyous » parmi les salariés désespérés d’Air France et a fait donner la police. Les années passent, les méthodes des puissants ne changent pas pratiquant la même violente et méprisante justice de classe.

 

José Fort

 

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Le 23 octobre 2015

Billet de « mauvaise humeur »

Oh ! Je ne suis évidemment pas le seul à être scandalisé ! Mais, j’éprouve le besoin d’exprimer cette colère qui bouillonne…depuis les propos tenus par Le Premier Ministre et son Ministre Macron vis-à-vis des salariés d’Air France et, l’interpellation à leur domicile de 6 d’entre eux, déférés au Parquet et accusés de violence en réunion.
Mais je demande à être moi aussi poursuivi !
Parce que moi aussi je suis un « voyou » !


En effet, moi non plus je ne supporte plus cette politique que l’on nous impose, ce mépris affiché par le Premier Ministre et son gouvernement.
Et, comme beaucoup d’autres, je me sens trahi par le Président de la République que j’ai, comme une majorité de Français, contribué, par mon vote, à faire élire, mais pour faire tout autre chose que cette politique d’austérité qui nous mène tout droit à la catastrophe.


Mais, je suis bien conscient que la colère est mauvaise conseillère. Alors, j’en appelle à l’action collective pour que cesse les poursuites contre les salariés d’Air France.

 

Richard ROUGER

 

Une pétition est également en ligne :

HALTE AUX POURSUITES, AUCUNE SANCTION !

 

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